FAUNE FLORE PHOTOGRAPHY

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9 mars 2016 LES ESPÈCES MENACÉES Posted In: Faune, Flore, Insectes

Faune Flore Photography
LA GRANDE MULETTE

La grande mulette est une moule d’eau douce. De couleur noire, elle est charnue et peut atteindre jusqu’à une vingtaine de centimètres. Au cours des 30 dernières années, la grande mulette a malheureusement vu ses effectifs se réduire de plus de 90 %. Très sensible à la qualité de l’eau, la pollution empêche le mollusque de se reproduire. Margaritifera auricularia, de son nom scientifique, est aujourd’hui une des espèces les plus menacées et ne pourra être sauvée sans un réel engagement de notre part en faveur de l’environnement.

 

Autrefois très présente dans presque tous les cours d’eau d’Europe, la grande mulette n’est plus présente que dans 3 ou 4 zones en France et dans une seule en Espagne.

 

Avant de bénéficier des statuts de protection, la grande mulette a été énormément chassée par l’homme pour la nacre de sa coquille. On raconte que les bateaux revenaient plein de coquilles ce qui laisse sous-entendre un massacre industriel des moules. La nacre était ensuite travaillée pour obtenir des perles, des boutons et autres produits manufacturés… Bien que cette menace ne soit plus d’actualité, d’autres ont pris sa place.


L’ORANG-OUTAN DE SUMATRA

Les orangs-outans forment, avec les gorilles et les chimpanzés, la famille des hominoïdés, les grands singes les plus proches de l’homme : il y a environ 30 millions d’années, nous partagions les mêmes ancêtres que ces primates. C’est d’ailleurs pour cette raison que le mot « orang-outan » signifie en malais (dialecte parlé dans le sud de l’Indonésie) « homme sauvage ». Il existe deux espèces d’orangs-outans : celle de Bornéo (Pongo pygmaeus) et celle de Sumatra (Pongo abelii). Cette dernière est considérée comme une espèce à part entière depuis 1996 seulement. Auparavant, on le classait comme une sous-population du Pongo pygmaeus.

 

L’orang-outan de Sumatra est considéré comme en danger critique d’extinction par l’UICN, celui de Bornéo est dans la catégorie au-dessous : « en danger ». C’est donc sur le premier que nous allons nous focaliser ; lors du dernier recensement en 2004, la population d’orangs-outans de Sumatra s’élevait à 7300 individus.


LE PAPILLON BÂTON BLEU DU SINAÏ

Le bâton bleu du Sinaï est l’un des plus petits papillons du monde, si ce n’est le plus petit avec ses 14 à 18 millimètres de long. Les ailes de Pseudophilotes sinaicus sont grises et bleues sur le dessus et blanches parsemées de points noirs sur le dessous avec un liserai orange sur le bord des ailes qui le rend facilement identifiable.
Ce papillon de jour est en danger critique d’extinction. Cet insecte est endémique du parc naturel Sainte Catherine, réserve nationale désertique, située dans le sud du mont Sinaï, en Egypte. Il ne vit que dans les hautes altitudes, à partir de 1 500 mètres. Sa zone d’occurrence est très faible, seulement 7 km2, ce qui s’explique par une répartition très fragmentée de sa plante hôte, Thymus decussatus, du thym sauvage. L’hôte est la plante où un papillon pond ses œufs et dont ses larves se nourrissent à leur naissance ; il est donc capital. Le Sinaï bâton bleu est une victime du réchauffement climatique. Les variations de volume de la population semblent corrélées à son environnement.

 

En effet, la vie de ce papillon est étroitement liée à la survie de sa plante hôte, elle-même très menacée. Si la plante disparaît, l’insecte prendra le même chemin. Les menaces de la plante et de l’insecte sont donc les mêmes. Entre 2002 et 2010, le thym sauvage a diminué de 53 %, les plants restants étant relativement en mauvaise santé. Avec la mort de ses plantes hôtes, le papillon voit son habitat se fragmenter de plus en plus.


LE CHARANÇON BOSSELÉ DE CANTERBURY

Cet insecte de l’ordre des coléoptères est inscrit depuis 2014 dans la liste rouge de l’IUCN comme étant en danger critique d’extinction. « Hadramphus tuberculatus » de son nom scientifique est aussi appelé « Le charançon bosselé de Canterbury ». Ce charançon vit essentiellement dans des « Aciphylla aurea », une plante qui peut être aperçue au sud de la Nouvelle-Zélande, principalement dans les montagnes, ou dans les prairies (entre 300 et 1 500 mètres d’altitude).

 

Il mesure jusqu’à 16 millimètres de longueur pour une largeur de 7,4 millimètres en moyenne. Son corps est brun foncé avec quelques petites nuances grises. Malgré des efforts considérables pour tenter de localiser d’autres espaces pouvant abriter le charançon, aucun individu n’a été trouvé. De plus, la plante (Aciphylla aurea) tend à disparaître, ce qui ne fait qu’envenimer la triste situation du coléoptère.


L’ANGUILLE D’EUROPE

« Anguilla anguilla », de son nom scientifique, appartient à la famille des anguillidés, les anguilles d’eau douce, des poissons. La grande particularité de cette espèce est qu’elle est capable de respirer à l’air libre, bien qu’elle vive dans l’eau. Cette qualité, rare, lui permet de se déplacer sur terre. L’anguille d’Europe est aussi la seule représentante des anguillidés en Europe. De plus, parmi tous les poissons migrateurs, elle est la seule à se reproduire en mer et à évoluer en eau douce. Ce poisson a une grande longévité. En effet, dans la nature, l’anguille d’Europe atteint en moyenne 20 ans et, en captivité, 50 ans.

 

Toutes ces caractéristiques font de l’anguille d’Europe une espèce unique au monde. Au cours de sa vie, l’anguille d’Europe connait 5 étapes de transformation. A chacune de ces étapes, ses couleurs évoluent. Par exemple, au 1er stade, appelé « Leptocéphales » (larvaire), l’anguille est transparente. En revanche, au stade final « anguilles argentées » (adulte), elle aura des reflets argentés et un dos d’un vert sombre. Ces nombreuses évolutions impactent aussi son mode d’alimentation. Son régime alimentaire varie selon que l’anguille est dans l’eau de mer ou l’eau douce. L’espèce peut s’alimenter de petites larves, de crustacés, d’insectes, ou alors de petits poissons, parfois même de rongeurs.

 

Depuis les années 80, l’espèce a connu une chute importante de sa population. D’après les recherches, la cause principale serait la surpêche et le braconnage. Au stade de « civelles », c’est-à-dire d’alevins, le poisson est un « met d’exception » très prisé par la haute gastronomie. Mais ce n’est pas la seule raison du déclin de l’anguille d’Europe.


 

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