FAUNE FLORE PHOTOGRAPHY

Twitter Facebook Google Plus Pint It Linkedin email

21 janvier 2016 Focus stacking Posted In: Faune, Flore, Insectes, Paysages

FAUNE FLORE PHOTOGRAPHY

Cette locution anglaise peut se traduire en français par empilement de mises au point. Existant sous de nombreuses autres appellations, c’est un procédé consistant à combiner plusieurs images dont le plan focal varie, pour donner une image avec une plus grande profondeur de champ qu’avec une image individuelle. On obtient ainsi des images qui seraient physiquement impossibles à réaliser avec des moyens photographiques classiques. Il est particulièrement bien adapté à la photographie numérique, et aux situations où une image individuelle a une très courte profondeur de champ, comme en macrophotographie et photomicrographie. Des techniques alternatives d’obtention d’image avec une grande profondeur de champ existent, notamment la photographie par encodage de front d’onde ou encore la photographie plénoptique.

La première étape du focus stacking est l’acquisition d’images du sujet à différents plans focaux.

On peut le faire en modifiant légèrement la mise au point entre chaque prise de vue :

La deuxième étape consiste à “empiler” les images obtenues en privilégiant les zones nettes. Elle pourrait se faire en utilisant les techniques de tirage en argentique, mais est réalisée aujourd’hui numériquement en post-traitement. La sélection de ces zones peut se faire manuellement dans un logiciel de traitement d’image, ainsi que leur compilation. Il existe également des programmes dédiés (parfois eux-mêmes inclus dans un logiciel de traitement d’image…), qui détectent les régions nettes de chaque image (par exemple par détection de contours ou par analyse harmonique ) et les fusionnent, automatiquement.

Habituellement la profondeur de champ est augmentée en réduisant l’ouverture relative (en travaillant par exemple à f/22). Mais cette méthode dégrade le piqué de l’image obtenue à cause de la diffraction. Le focus stacking permet non seulement d’augmenter la profondeur de champ (équivalente à ce qu’on obtiendrait en travaillant par exemple à f/128 !), mais en plus de profiter de l’ouverture optimale en termes de piqué de l’objectif (par exemple f/5.6).

 

Tagged: , ,
2 Commentaires

  1. FFU • 25 août 2016

    Bonjour,
    C'est très intéressant comme article, merci. M. Répondre


Aimeriez-vous partager vos pensées ?

Laisser un commentaire